dimanche 8 mars 2015

[BLABLA TALK] - Lettre à mon cousin


Cela fait déjà un mois que tu nous as quitté pour des cieux moins douloureux. Un mois que je ne réalise pas… Un mois qui a fait de moi quelqu’un d’autre, quelqu’un qui se dit que la vie est devenue trop courte pour se perdre dans des futilités car finalement on ne sait pas si il y aura un demain…
Je vous livre la lettre que j’ai écrite à mon cousin lorsque j’ai appris son état critique. Je n’ai pas fini la la lettre car je ne savais plus quoi dire et je voulais me montrer plus optimiste que la vie elle-même.

Cependant je n’aurai jamais l’occasion de lui donner cette lettre car il est mort le 8 février dernier. Alors je vous la livre à vous qui me lisez… s’il y a quelqu’un qui me lit…

« J’aimerai revenir à l’âge où je ne comprenais pas ce que voulais dire « Etat critique ». J’aimerai revenir à l’âge où je ne savais pas ce que voulais dire « peur de perdre quelqu’un », où je me demandais pourquoi les adultes pleurent, où je pensais que la vie était infinie, où je m’inquiétais pas de ne plus jamais te revoir, où je ne savais pas que la vie était si précieuse.
Je tuerai maintenant pour te dire que tout ira bien mais je ne sais même pas si tu m’entends là où tu te trouves…
Je ne sais même pas si ce sera vrai un jour.
J’aimerai revenir à l’âge où l’on se  disputait car tu me trouvais trop sage… J’aimerai revenir aux après midi dans ta chambre à graver des CD ou à regarder des films, aux vacances chez les grands-parents.
La vérité c’est que tu me manques déjà…. Il parait que les années atténuent la douleur… que le cœur se répare même s’il lui manque des morceaux…

Beaucoup avant toi avaient brisés mon cœur… mais cette fois je ne suis pas sûre qu’il y ait assez de morceaux pour tenter une reconstruction….

C’est bête d’en arriver là pour réaliser que rien n’a vraiment d’importance si ce n’est l’amour que l’on porte aux gens…
Il n’y a aucun mot pour exprimer le gouffre que tu laisses ici et malgré les apparences que je donne, je ne suis pas prête à être assez forte pour cela….. 
Finalement le temps passe et tu t’éloignes, C’est étrange de voir que malgré tout la vie continue et que malgré tout même si tu n’es pas là… tu es quand même là… Je n’arrive pas à parler de toi au passé car pour moi tu resteras toujours présent dans ma vie quelque soit l’endroit où tu te trouves.
Je souhaite que tu sois apaisé et que la douleur de tes derniers instants soit loin derrière toi. Nous continuons de lutter ici bas en songeant continuellement à toi… »

Je vous remercie d 'avoir pris le temps de me lire.
A bientôt pour un prochain article.

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